Alexander Neef, Direttore generale dell’Opéra national di Parigi ha presentato nei giorni scorsi la stagione 2026/2027 della massima istituzione musicale francese
Alexander Neef, Directeur général, et José Martinez, Directeur de la Danse, ont dévoilé aujourd'hui la saison 26/27 de l'Opéra national de Paris.
La saison lyrique
Les nouveaux spectaclesVous pouvez télécharger les éléments de la saison 26/27 en cliquant sur les liens suivants :
L’ÉVÉNEMENT : LE FESTIVAL RING
Ouverte à l’hiver 2025 sur la scène de l'Opéra Bastille, la grande
aventure du Ring de Richard Wagner mis en scène par Calixto
Bieito et sous la direction de Pablo Heras-Casado s’achève avec
Le Crépuscule des dieux à l’automne 2026. Le plateau vocal mené
par Tamara Wilson (Brünnhilde) et Andreas Schager (Siegfried)
permettra de retrouver notamment Mika Kares en Hagen,
Eve-Maud Hubeaux en Waltraute et Brian Mulligan en Alberich.
Pour faire vivre cette expérience d’art total telle que l’avait imaginée
Richard Wagner, l’Opéra de Paris présentera à la suite le Festival
de L’Anneau du Nibelung. Deux cycles complets des quatre
opéras (du 6 au 13 novembre, puis du 15 au 22 novembre 2026)
réuniront tous les interprètes des quatre productions précédentes.
Une programmation exceptionnelle viendra enrichir l’expérience :
une exposition « La Révolution du Ring » au Palais Garnier
(d’octobre 2026 à février 2027), un cycle de quatre rencontres avec
les équipes artistiques et des spécialistes de l’œuvre, mais aussi de
courtes introductions de 30 minutes avant chaque représentation,
tandis que le deuxième festival sera filmé et diffusé en direct sur la
plateforme de streaming POP – Paris Opera Play.
« Le Ring est une expérience de vie, on n’est plus le même après
avoir vécu une expérience pareille. » Pablo Heras-Casado*
« À l’ère numérique [...] les dieux sont des systèmes, les héros
des algorithmes en fuite, et la compassion – la seule étincelle
qui brûle encore – est l’unique geste véritablement humain qui
subsiste. » Calixto Bieito (programme de La Walkyrie, publication de l’OnP)
AUTOUR DU RING : LA PROGRAMMATION CULTURELLE
L'exposition « La Révolution du Ring »
Palais Garnier – Bibliothèque-musée de l’Opéra,
d’octobre 2026 à février 2027
L’Opéra national de Paris s’associe à la Bibliothèque nationale
de France pour une exposition sur les révolutions esthétiques
et intellectuelles du cycle wagnérien. Le parcours éclaire le
contexte politique dont l’œuvre est issue, les ruptures formelles
qu’elle introduit dans l’histoire du théâtre lyrique, les défis que sa
représentation soulève et sa postérité dans le monde des arts.
Un cycle de 4 rencontres,
en présence d’artistes, musicologues, historiens et philosophes.
Le Ring au défi de la représentation
le 8 novembre 2026 au Studio Bastille
Wagner, un univers cinématographique
le 9 novembre 2026 au Goethe-Institut
Les Révolutions du Ring
le 18 novembre 2026 à la Maison Heinrich Heine
Le Ring, une musique visuelle
le 20 novembre 2026 à l’Amphithéâtre Olivier Messiaen de
l’Opéra Bastille
LA MUSIQUE D’AUJOURD’HUI À L’HONNEUR
À l’occasion du 120e
anniversaire de la naissance de Joséphine
Baker, l’Opéra national de Paris ouvre sa saison 26/27 en
présentant au Palais Garnier le spectacle Perle noire :
méditations pour Joséphine, mis en scène par Peter Sellars.
La partition de TyshawnSorey s’inspire et recompose quelquesunes des chansons les plus emblématiques de la célèbre figure
des Années folles pour en dessiner un portrait vivant et engagé,
porté par la soprano Julia Bullock.
« Sa vie était plus que le charme. C'était une vie courageuse
également, une vie difficile, une vie avec une intensité et
des choses qui sont assez proches de la tragédie. Donc,
on a revisité la musique de Joséphine, le personnage de
Joséphine, pour lui donner la possibilité d'exprimer les choses
qui étaient défendues pendant sa vie. On espère que nous
avons créé une soirée avec Joséphine, mais, plus important,
pour Josephine, qui nous donne tous un avenir qui est juste
devant nous » Peter Sellars*
Première commande de l’Opéra de Paris au compositeur
Hèctor Parra, Miroir de nos peines adapte sur la scène du
Palais Garnier le roman éponyme de Pierre Lemaitre. Dans
le Paris du printemps 1940, Louise (Vannina Santoni) est prise
dans les événements tragiques de la « drôle de guerre » tandis
qu’elle enquête sur le passé de sa mère, et rencontre en chemin
toute une galerie de personnages : Raoul, le déserteur (Leigh
Melrose), Gabriel, le professeur de mathématiques (Bastien
Rimondi) ou encore le mystérieux Désiré (Léo VermotDesroches). Mariame Clément donne vie à cette création
mondiale, sous la direction musicale d’Ingo Metzmacher.
« Cela va être un opéra accessible, accueillant (...) parce qu'il
exprime des émotions normales et habituelles : l'amour, la
haine, la peur, avec une musique très lyrique et exploratrice
qui est un miroir de nous-mêmes. » Hèctor Parra*
« C’est un grand roman choral, avec beaucoup de
personnages, c’est très romanesque. On a un matériau dans
la grande tradition du roman populaire du xixe
(...) et de l'opéra
du xixe
(...) sans céder en rien à l'exigence de la musique. »
Mariame Clément*
UN SOMMET DU RÉPERTOIRE FRANCAIS
Près de dix ans après sa dernière représentation à l’Opéra
Bastille, Werther, le chef-d’œuvre de Jules Massenet,
revient dans une mise en scène de Robert Carsen qui place
la littérature au centre de sa proposition scénique. La cheffe
Nathalie Stutzmann fera à cette occasion ses débuts à l’Opéra
de Paris tandis que se succèderont dans le rôle de Werther
Benjamin Bernheim et Michael Spyres, face à la Charlotte
d’Aigul Akhmetshina. À leurs côtés, Sandra Hamaoui puis
Johanna Wallroth, et Gordon Bintner seront Sophie et Albert.
« Je voulais à tout prix éviter le naturalisme du xixe
siècle :
la maison du bailli avec le chêne joliment fait en carton-pâte
et toutes ces choses qui alourdissent Werther, alors que c’est
une œuvre sur les idées et les émotions. » Robert Carsen*
MOZART SOUS UN JOUR NOUVEAU
C’est à la metteuse en scène et co-fondatrice du Heartbeat
Opera de New York, Louisa Proske, que revient une nouvelle
production du Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart,
pour sa toute première collaboration avec l’Opéra de Paris. Elle
en replace l’action dans un grand hôtel, lieu de croisement de
solitudes inconnues, où les désirs se révèlent et s’entrechoquent
à la faveur de la nuit. La scène de l’Opéra Bastille verra deux
séries de représentations : en janvier-février 2027, la première
sera dirigée par Finnegan Downie Dear, avec dans le rôletitre Peter Mattei, Joshua Bloom en Leporello, et notamment
Slávka Zámečníková, Amitai Pati et Jacquelyn Stucker en
Anna, Ottavio et Elvira ; la seconde série, en mai-juin, avec
Davide Luciano en séducteur et toujours Joshua Bloom en
serviteur, Jeanine De Bique, Manase Latu et Tara Erraught.
« Don Giovanni doit être un personnage mystérieux, aux
multiples facettes. Le défi pour moi est de faire en sorte que
le public soit tantôt séduit par lui, tantôt dégoûté, sans avoir
une image stable de qui il est. » Louisa Proske*
Wajdi Mouawad s’empare quant à lui d’Idomeneo de Wolfgang
Amadeus Mozart, avec son dilemme cornélien puisant à la
source de la mythologie grecque, que le dramaturge rapproche
des désastres écologiques et humains de notre époque. Sur
la scène de l'Opéra Bastille, Allan Clayton incarnera le roi de
Crète et Lea Desandre son fils Idamante, Johanna Wallroth la
princesse captive Ilia et Elsa Dreisig l’impétueuse Elettra, sous
la direction musicale d’Antonello Manacorda.
« Les Grecs, c’est comment les histoires familiales
compliquées se fracassent contre les réalités collectives de
la Cité (…), c’est ce conflit entre le bien personnel et le bien
collectif. » Wajdi Mouawad*
LA JEUNESSE COMME TERRAIN DE JEU
L’Académie de l’Opéra de Paris confie cette saison
sa production lyrique à la metteuse en scène Victora Sitjà,
qui conçoit le spectacle Ce qui brûle en silence à partir
de madrigaux de Claudio Monteverdi, Barbara Strozzi
et Philippe Fénelon. Librement inspiré de La Dispute de
Marivaux, il évoque la naissance du désir, de l’amour mais aussi
de la domination chez quatre adolescents coupés de la société,
incarnés par les artistes en résidence à l’Académie.
« C’est une pièce qui parle de la domination – qu’elle soit
sociale, amoureuse ou de genre – mais aussi de l’acte
amoureux et de la rencontre de l’autre. Ce que nous donne
à voir Marivaux c’est comment, libérés de toutes normes
sociales, nos premiers instincts sont d’aller vers l’autre,
de s’aimer soi-même, d’être jaloux un temps avant de s’en
libérer… » Victoria Sitjà*
Troisième opéra de Wolfgang Amadeus Mozart à l’affiche de
cette saison lyrique, La Clémence de Titus mise en scène par
Willy Decker, installera ses blocs de marbre monumentaux
sur la scène du Palais Garnier à partir de novembre 2026.
Harry Bicket dirigera l’Orchestre de l’Opéra de Paris, tandis
que la distribution rassemblera notamment Pavol Breslik puis
Matthew Polenzani dans le rôle de l’Empereur romain ainsi
qu’Emily D’Angelo en Sesto, Hanna-Elisabeth Müller en
Vitellia et Johanna Wallroth en Servilia.
TROIS COMÉDIES ITALIENNES
En ouverture de saison, un vent d’opera buffa souffle sur l’Opéra
Bastille avec la reprise du Barbier de Séville de Gioacchino
Rossini par Damiano Michieletto, avec notamment Huw
Montague Rendall, qui chantera pour la première fois le rôle
de Figaro, qui sera ensuite interprété par Andrzej Filończyk.
Lea Desandre puis Marina Viotti seront Rosina, et Jack Swanson
fera ses débuts à l’Opéra dans le rôle d'Il Conte d'Almaviva.
À la baguette, Jader Bignamini et François López-Ferrer.
Au printemps, le public pourra retrouver L’Élixir d’amour de
Gaetano Donizetti, dans la mise en scène tendre et légère de
Laurent Pelly. Evelino Pidó dirigera l’Orchestre de l'Opéra de
Paris, offrant un écrin aux amours de Nemorino (René Barbera)
et d’Adina (Pretty Yende), face aux ruses de Davide Luciano
qui fera ses débuts à l’Opéra de Paris dans le rôle de Belcore,
avant d’y interpréter également Don Giovanni.
Pour clore la saison, Gaetano Donizetti sera également à
l’affiche au Palais Garnier avec la reprise de la production douceamère de Don Pasquale signée Damiano Michieletto. Sous
la direction de la cheffe Speranza Scappucci, Don Pasquale
(Pietro Spagnoli) sera malmené par l’irrésistible couple Norina/
Ernesto : Olga Kulchynska chantera le rôle de Norina pour
la première fois, et donnera la réplique à Lawrence Brownlee.
TROIS DRAMES DU XIXe
SIÈCLE
Dans la production spectaculaire de Roméo et Juliette de
Charles Gounod imaginée par Thomas Jolly en 2023 à
l'Opéra Bastille, deux couples incarneront les célèbres amants
de Vérone : Amina Edris et Pene Pati, et Nadine Sierra et
Juan Diego Flóres. Fabien Gabel viendra pour la deuxième
fois diriger l’Orchestre de l’Opéra de Paris dans cette partition
frémissante de l’urgence d’aimer.
Don Pasquale 23/24 © Franck Ferville – OnP
12 Opéra national de Paris — saison 26/27
La saison lyrique
Les œuvres du répertoire
LA PROGRAMMATION
Donné pour la première fois en 2023 dans sa version pour
baryton, c’est cette fois en ténor qu’Hamlet d’Ambroise
Thomas reviendra à l'Opéra Bastille. John Osborn y incarnera
le héros shakespearien, Clémentine Margaine sa mère
Gertrude, Jean Teitgen Claudius, tandis qu’Adela Zaharia
s’emparera du rôle d’Ophélie pour la première fois. Michael
Schønwandt, à la tête de l’Orchestre de l'Opéra de Paris,
creusera la partition du drame psychanalytique mis en scène
par Krzysztof Warlikowski.
Enfin, la scène de Bastille sera le théâtre de l’intrigue du
Trouvère de Giuseppe Verdi, mis en scène par Alex Ollé.
Le chef d’orchestre Timur Zangiev fera ses débuts à l’Opéra de
Paris, tandis que Tamara Wilson interprètera pour la première
fois le rôle de Leonora à Paris, face au Manrico de Yusif Eyvazov,
au Conte di Luna de Quinn Kelsey et au Ferrando de Le Bu.
L'autre distribution donnera à entendre Saioa Hernández, Gwyn
Hughes Jones, Artur Ruciński et Morgan
LE XXE SIÈCLE : TROIS HÉROÏNES
La magnétique production de Katia Kabanova de Leoš
Janáček par Christoph Marthaler, créée au Festival de
Salzburg en 1998, sera remontée après 15 ans d’absence sur la
scène du Palais Garnier. Dans un décor recréant un immeuble
de la Tchécoslovaquie communiste, Corinne Winters fera ses
débuts à l’Opéra de Paris dans le rôle-titre, tout comme Sean
Pannikar en Boris Grigorievitch. L’Orchestre de l'Opéra de
Paris sera dirigé par Simone Young, puis par la cheffe Aliisa
Neige Barrière, qui fera ses premiers pas dans la fosse du
Palais Garnier.
Dernier opéra (inachevé) de Giacomo Puccini, Turandot
dictera ses énigmes dans la mise en scène épurée et saisissante
de Bob Wilson, disparu en 2025 et auquel l'ensemble des
représentations seront dédiées. À la direction musicale,
Eun Sun Kim retrouvera l’Orchestre de l’Opéra de Paris. Au
plateau, Elza van den Heever/Anna Pirozzi en Turandot, Yusif
Eyvazov en Calaf, ainsi qu’Adriana González et Gabriela
Reyes en Liú.
Encore rare sur les scènes lyriques françaises, Lady Macbeth
de Mzensk de Dmitri Chostakovitch sera repris dans
la production saluée à sa création en 2019 de Krzysztof
Warlikowski, sous la baguette d’Ingo Metzmacher.
Comme en 2019, Aušrinė Stundytė sera Katerina, dont
elle est actuellement l'une des interprètes les plus estimées.
Elle retrouvera Dmitry Ulyanov en Boris, Pavel Černoch en
Sergueï, ainsi que Victoria Karkacheva en Sonietka et Marcel
Beekman dans le rôle du Balourd miteux.
*Retrouvez l'intégralité des entretiens sur operadeparis.fr
3/04 Comunicato Stampa Foto: in basso il Maestro Jader Bignamini e il baritono Davide Luciano Info: operadeparis.fr. bellaunavitaalloperablogspot.com





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